Scream Queens est une série TV semie-anthologique américaine. Pour vous faire une idée, imaginez un mix de Pretty Little Liars et American Horror Story, mélangez le tout avec du second degré et un peu de folie, vous obtenez Scream Queens.

La première saison se passe dans une université américaine – forcément si c’était dans une fac française on se fendrait moins la poire – et plus précisément au sein de la sororité des Kappa Kappa Tau. Cette dernière est dirigée par la charmante et écervelée Chanel et ses larbins aussi malignes qu’elles. Tout allait bien jusqu’à ce qu’un tueur fou décide de s’attaquer à la grande bande de copines. Je m’arrête ici pour l’histoire pour ne pas vous spoiler la suite – et puis je ne suis pas venu ici pour faire une bande d’annonce OK ?!.

J’ai commencé à regarder la série en me lançant dans l’inconnu, sans avoir justement regardé de bande annonce ou lu d’avis en amont – je sais ce que vous vous dites, je vis une vie dangereuse.

Premières impressions : ok c’est parfois légèrement cucul, mais on a connu pire et c’est marrant.
Deuxièmes impressions : ok elle vient de se faire brûler la face à l’huile de friture, la bande de filles planque le corps dans un frigo géant et tout le monde va se coucher les doigts de pieds en éventails, sans pression.
Troisièmes impressions : ok le mec se fait tronçonner les deux bras, ça ne choque a priori personne et il est toujours vivant.

Je m’attendais à une série relativement réaliste, j’avais donc au début un peu de mal à entrer dans la série et mon avis sur le sujet était mitigé. J’ai tout de même continué à regarder – l’amoureux s’y était prit au jeu – et j’ai mieux apprécier le côté second degré et décalé de la série.
Outre l’histoire, cette série est une petite satyre humoristique dénonçant les rites de passages, mœurs, principes et jeux des sororités, mais aussi le nombrilisme exacerbé d une certaine jeunesse spoilée en grave manque d humanité.

En bref, ce n’est pas la série de l’année, mais elle se regarde facilement et on apprécie son humour et sa légèreté.

À voir entre copines, un masque sur le visage, bigoudis dans les cheveux – ça existe encore ?! – vernis sur la table, et un verre de vin – ça, ça existe c’est sûr !